Analyses

ALG : Tebboune, un retour porteur de changements

Le retour en Algérie du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, mardi en début de soirée, après plus de deux mois d’hospitalisation et de convalescence en Allemagne, suite à une sévère contamination à la Covid-19, a été accueilli avec un grand soulagement par tous ceux qui aspirent à voir l’Algérie rebondir. Les images de la télévision algérienne ont montré un chef d’État mieux reposé que lors de sa précédente apparition à la télévision publique à partir d’Allemagne. Une image rassurante pour les Algériens.

Du coup, ce retour, qui intervient trois jours avant le baisser de rideau d’une année 2020 très pénible à tous points de vue, devrait être annonciateur de changements à plusieurs niveaux. Outre
la promulgation de la Constitution, amendée le 1er novembre dernier, et la signature de la loi de finances 2021, la dissolution des deux chambres seraient sur les tablettes du Premier magistrat du pays. Le gouvernement devrait, lui aussi, faire les frais d’un sérieux remaniement, voire un sérieux changement, surtout dans certains secteurs dont les premiers responsables n’ont pas été à la hauteur des attentes et des objectifs projetés.

Des Institutions vont certainement faire les frais de leur gestion et leur « management » approximatif, leur immobilisme et surtout leurs erreurs. Le secteur de la Jeunesse et des Sports, en plus de la pandémie qui a plombé les activités et compromis l’avenir proche de nos athlètes, est le plus visé. Il continue à se débattre dans des problèmes inextricables et où les dossiers s’amoncellent (JM d’Oran, les crises au sein de plusieurs Fédérations, blocage des subventions et des processus de changement, les audits menés mais sans lendemain…). Il en est ainsi, pour la fameuse circulaire ministérielle numéro 264 du 8 juin 2020 interdisant tout amendement des statuts durant l’année électorale.

Cette directive, qui n’a pas sa raison d’être si ce n’est d’éveiller la vigilance de la FIFA, a bloqué la Fédération de football dans son processus de mise en conformité de ses propres statuts ainsi que ceux de toutes les Ligues nationales qui lui sont affiliées. Elle n’est vraiment pas à mettre au chapitre des décisions bien pensées du MJS. Et ce discours du ministre Khaldi, la veille du scrutin sur la Constitution, qui a jeté l’émoi et provoqué l’ire des Algériens en invitant ces derniers à quitter le pays, s’ils n’étaient pas contents ! Évidemment, le jeune ministre a rectifié le tir depuis et tente de rafraîchir son image, mais comme dans le sport de haute performance, certaines erreurs sont peut-être pardonnables, mais préjudiciables.

Avec le recul qu’il a pris durant les deux mois passés à l’étranger, beaucoup d’Algériens misent sur un nouveau souffle du président de la République qui a déjà consommé une année de son mandat. Ils souhaitent le voir davantage prendre des décisions fortes et porteuses d’un vrai changement. Le Issabisme ne se limite pas aux têtes d’affiches, déjà entraînées en justice et croulant depuis quelques temps en prison, il lui faut s’attaquer à celui resté incrusté dans les rouages de l’État, de l’administration et dans tous les pans de la société. Les forces malveillantes qui s’attaquent à tout changement doivent disparaître des leviers de pouvoir, y compris leurs relais dans les médias qui n’hésitent pas à sous-traiter même avec les anti-algériens pour atteindre leurs desseins !

LA FORDASSE ( In BOTOLA)

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