Ligue 1

ES Sétif: Amir Karoui  » Belmadi a fait confiance aux joueurs locaux  ».

Il est incontestablement l’un des joueurs franco-algérien qui ont marqué le football algérien local.

Amir Karaoui, c’est de lui dont il s’agit. passé par le MCE Eulma , l’ES Sétif et le MC Alger , il se dit être fier et content de ce qu’il a fait pour le moment bien qu’au fond de lui, il y avait de la place pour faire mieux notamment avec l’Equipe Nationale de Football. ‘‘ Au fait, tout a commencé pour moi à El Eulma en 2008. Je suis venu faire des essais. Il y avait Rachid Belhout comme entraîneur. À cette époque le MCEE était dans une situation délicate. Je n’ai pas tardé à convaincre dés que j’ai commencé les entraînements. Le lendemain, j’ai signé mon contrat. Belhout était pour beaucoup. Il m’a aidé et négocier avec moi le contrat. Après une saison pleine, j’ai reçu plusieurs offres dont la plus intéressante m’est venue de Hannachi l’ex-président de la JSK. J’ai presque tout conclu avec lui alors que j’avais d’autres propositions de l’USM Alger et le MCA. Finalement, je ne suis pas parti à la JSK qui avait engagé Camara, un de mes ex-coéquipiers au MCEE. Mais bon, c’est le destin. Après j’ai conclu avec Serrar qui était président de l’ESS. J’ai rallié Sétif au moment ou l’équipe était en pleine préparation. Malgré le retard, j’ai réussi tout de même à vite m’imposer et ce, grâce à l’entraîneur français Castellan qui était avec eux. J’ai vite fait mes débuts en jouant un match contre le NAHD. On a gagné (3 à 2). J’ai fait un très bon match et c’est à partir de là que j’ai lancé ma saison. Ensuite tout s’est enchaîné en gagnant plusieurs titres dont le doublé en 2012 avec Geiger comme entraîneur aussi, je retiens mon bon parcours avec Sétif en Ligue des Champions d’Afrique ou nous avons réalisé des exploits au moment ou l’équipe était en pleine crise avec notamment une qualification devant Coton Sports aux tours préliminaires. J’ai joué ensuite quelques matches de poules avant que je parte au MCA  » relate le joueur natif d’Amnéville, en France qui a certes rater le scare africain de l’ESS mais il a néanmoins laissé son empreinte avec deux titres de champions et coupe d’Algérie.  » Des regrets de ne pas avoir était avec le groupe non ! J’ai tout de même contribué à cette consécration africaine  » a-t-il fait savoir. Sur son passage chez le vieux club algérois par ailleurs, Amir affirme que même s’il n’a pas gagné beaucoup de titres (il a son actif une Super Coupe d’Algérie 2014 et la Coupe d’Algérie en 2016). Il garde toutefois des faits et des souvenirs qu’il n’a pas vécus ailleurs. « Oui, avec le MCA c’est une autre aventure pour moi. J’ai passé des moments inoubliables. Je garde surtout cet engouement et l’aura que possède cette équipe. Il faut vivre cela pour mesurer l’étendu de l’estime et le respect que j’avais envers les supporters Mouloudéens. Ce fut aussi une étape pour moi pour progresser. Tout est allé très bien pour moi Hamdoulillah  » ajoute t-il et d’ajouter dans la foulée sur son parcours avec les Verts (il totalise 3 sélections).

faut dire qu’a  l’époque le joueur local n’était pas  considéré par l’ancien bureau fédéral. Plusieurs d ‘excellent joueurs du championnat national ont été mis sur le carreau. Le local n’était pas vendable mais rentable sur le terrain à l’image d’Amir Karoui , Belamri , Youssef Belaili et Bounedjah.

« J’étais convoqué pour la première fois par le coach Halilhodzic. C’était un rêve d’enfance qui venait de se réaliser. L’EN était  à cette époque dans la campagne de la qualification à la Coupe du Monde 2014 (Brésil). J’ai joué contre le Mali à Blida. C’était le 17 septembre 2013. J’ai fait trente bonnes minutes.  Dans l’ensemble je dirais qu’il y avait de la place pour faire mieux. À cette époque il y avait de bons éléments qui jouaient dans le même  poste que moi, tels que  Bentaleb et Taïder. Mais cela n’empêchait pas que j’aurais pu avoir plus de chance. On pensait plus aux joueurs qui jouaient dans les championnats en Europe ». Amir Karoui a atteint l’âge d’or d’un footballeur professionnel. A 32 ans  son expérience est un atout pour la suite de sa carrière et ses ambitions. L’équipe nationale reste une porte bien gardé mais ouverte. « Avec Belmadi, les choses auraient pu être différentes pour moi. Regardez ce qu’ont fait les Atal, Bensebaïni, Belaïli, Benlamri, Slimani, Bounedjah et Soudani. Des joueurs locaux mais qui ont marqués l’histoire du football algérien. Bon bref. Le plus important, c’est que je pense être fier et content d’avoir porté les couleurs de mon pays. Aussi, à 32 ans, je ne désespère pas de retrouver l’EN. Je suis quelqu’un d’ambitieux et avec le travail et l’abnégation, j’aurais peut-être une nouvelle chance » a-t-il enchaîné avant de conclure qu’il aurait pu évoluer en France ou il avait à une certaine époque de sérieux contacts avec Bastia et Toulouse (Ligue 1).

Farès Rouibah.

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