Arbitres

Ils ne sont pas blanc-bleu les favoris à la présidence de la CFA

Le départ du vice-président de la Commission d’Arbitrage de la Fédération algérienne de football (CFA), le docteur Mohamed Bichari, prié de faire ses cartons, a libéré l’appétit vorace des prétendants à ce poste. Il aurait été victime de quelques arbitres internationaux dont certains craignaient de ne pas figurer sur la prochaine liste des badgés FIFA. Ils ont sonné la charge finale soutenus par quelques médias et facebookeurs partisans, tous mus par l’intérêt qu’offre le sifflet au pot de miel. Pourtant, il n’était que vice-président et rien ne dit qu’il était responsable de la désignation des arbitres objet de tous les désirs.

Soucieux d’éviter toute fronde arbitrale, avant même le coup d’envoi de la saison, le président de la FAF, Djahid Zefizef a pris les devants pour refroidir la patate chaude. Tout comme son prédécesseur, Charaf Eddine Amara, il s’est installé à la tête de la CFA. Et, tributaire d’un règlement de la FIFA qui exige que la présidence doit revenir à un ancien arbitre (disposition contenue dans les nouveaux statuts de la FAF), alors qu’il est inefficace dans notre continent, Zefizef est à la recherche de l’oiseau rare. Mais pour les habitués des arcanes de l’arbitrage, cet oiseau est difficile à trouver dans le ciel bien sombre de la planète football. Ainsi, on reparle, du retour de certains arbitres aux affaires. Des blanc-bleu qui étaient totalement soumis durant l’ère maléfique au quatuor : Raouraoua, Kerbadj, Mecherara, Haddadj.

Les anecdotes avérées sont nombreuses au sujet de ces blanc-bleu qui ne sont pas aussi innocents et traînent des casseroles que l’opinion sportive a toujours en mémoire. Les noms de quelques-uns qui ont disparu des radars continuent à faire la « Une » des cafés du Commerce à travers tout le pays. « C’est lorsque j’ai vu un arbitre en 4X4 dernier modèle, à la suite d’un séminaire à Tiaret alors qu’il criait misère, deux ans auparavant, avant d’être désigné pour les matchs de la L1 que j’ai compris. Je l’ai mis au frigo avant de mener une enquête. Deux semaines plus tard, la FAF m’a demandé de le remettre sur rail. Je n’ai pas obtempéré tout de suite, mais la pression était devenue trop forte … », a raconté à BOTOLA, Belaïd Lacarne, après sa démission de la CFA.

Des propos édifiants. Seulement, il faut en convenir, ce n’est pas seulement en Algérie que le problème récurrent de la corruption arbitrale existe et où les grands gagnants sont les présidents de clubs. Au Qatar, une décision au plus haut sommet de l’Etat a été prise. L’organisation et la désignation des compétitions ont été confiées à une agence étrangère. Un exemple parmi tant d’autres. Dans notre pays, une des solutions peut être dans une enquête d’habilitation sérieuse sur les candidats à la présidence de la CFA. Elle peut être confiée à un jury indépendant pour le choix final. Ainsi, bien des candidats, malgré le soutien de leurs réseaux, rangeront leurs ambitions dans les placards et se retireront de la course. Il suffit de changer les règles du jeu malsain. Tout simplement !
AB. LAHOUARI

 

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