Analyses

La FAF et la grosse ficelle des coalisés (Lafordasse)

Il a suffi d’un communiqué de la FAF pour que les coalisés de l’ère sortent de leur grotte pour tenter une nouvelle fois de faire monter une mayonnaise de mauvais goût. L’engagement d’un cabinet d’audit externe par le président de la Fédération algérienne de football, Charaf-Eddine Amara, une démarche somme toute normale et dictée par les directives de la FIFA, a été exploitée pour de lourdes insinuations. Dans un communiqué sous forme de cours magistral sur ce que peut être un audit, rappelant l’amélioration et le renforcement du processus de contrôle et de gestion, le rédacteur n’a, à aucun moment, fait allusion à un audit financier sur la gestion de l’ex-président de la FAF, Zetchi Kheïreddine et encore moins ordonné par les pouvoirs publics.

A l’époque, la campagne de déstabilisation contre l’ex-premier responsable de la FAF, Zetchi Kheïreddine, orchestrée par des cercles soutenue par des relais médiatiques, mais aussi par certains responsables tapis dans l’ombre, avait intégré dans ses artifices cette histoire d’audit financier pour soi-disant enfoncer la gestion du président champion d’Afrique. Or, en juin dernier, soit deux mois seulement après son élection, le nouveau locataire de Dely Ibrahim avait fait faire pondre un communiqué relatif à l ’installation d’un certain Yacine Belkacem, commissaire aux comptes, à la tête de la Commission d’audit interne. Un point réglementaire en application de l’article 43 des statuts de la FAF, mais qui n’a pas empêché les coalisés de sauter sur l’os pour mousser et porter des accusations à peine voilées sur la gestion de Zetchi et de son Bureau Fédéral.

Ils ont ignoré volontairement le fait que les bilans du Bureau Fédéral précédent notamment pour ce qui est du volet financier a été certifié par un commissaire aux comptes et approuvé à la majorité par l’Assemblée générale de la FAF, le 5 avril 2021. Ni le ministère de tutelle, ni une autre instance n’a, d’ailleurs, été interpellée ni autosaisie pour déclencher un quelconque contrôle. Seulement, depuis cette annonce, le fameux président de la Commission d’audit interne a disparu des radars. Six mois après, cette fois c’est à un cabinet externe que la FAF a fait appel. Cela signifie que la Commission d’audit interne, qui ne s’est jamais réunie selon nos informations, tout comme la Commission juridique que présidait Mohamed Maouche, ne sont ni plus ni moins que des coquilles vides.

Qu’en sera-t-il du cabinet d’audit externe et de cette même Commission dont l’existence est une obligation réglementaire ? Toujours est-il que ledit cabinet a du pain sur la planche, à commencer par adapter l’organigramme de la fédération que Charaf-Eddine n’a toujours pas mis à jour et en conformité avec le fonctionnement et les fonctionnalités de cette structure. Pis encore, il a bombardé un ‘’copain’’ du statut de directeur de la com et du marketing, un poste qui n’existe même pas dans l’actuel organigramme, avec en prime un salaire de plus de 300 000 DA, soit le double de celui du Secrétaire général, censé être le plus gros salaire d’un administratif de la fédération ! Et ce n’est pas le seul cas, puisque l’actuel président attribue les salaires comme dans son ancien club de football

Toutefois, c’est plutôt à la tête du client et non pas en rapport avec les compétences ou la spécificité du poste occupé, voire le volume de travail abattu. Certains ont négocié des salaires mirobolants, ce qui a créé un véritable malaise au sein des employés de la fédération et provoqué une vive réaction d’une partie des membres du Bureau fédéral, notamment le président de la Commission des finances, Rachid Oukali. Tout comme, certains verrous ont été contournés, voire sautés, sous prétexte de l’urgence pour certains projets dont celui de l’hôtel des Verts à Sidi Moussa. Une bâtisse toujours pas réceptionnée et dont l’avis d’appel d’offre pour le mobilier est revenu infructueux et a servi grâce à un tour de passe-passe très habile à lancer un autre chantier toujours à Sidi Moussa de gré à gré.

Et en matière de gouvernance, les exemples ne manquent pas pour ce qui est de la distribution de l’argent de la FAF aux clubs, au COA, aux athlètes … ou l’annulation de certaines attributions de marchés sans respect des procédures d’usage… Le tableau n’est pas très beau à voir et la situation nécessite à coup sûr un audit, mais certainement pas pour les mêmes raisons mises en avant pas les coalisés. La FAF devra donc balayer devant sa porte avant de s’attaquer aux Ligues et autres structures, et ce ne sera pas une mince affaire.

LA FORDASSE

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