Analyses

La grande victoire de Zetchi sur la Issaba* (Lafordasse)

Aux jeux des comparaisons, il n’y a pas photo ! Ceux qui ont comparé l’unique mandat de Kheïreddine Zetchi aux trois mandats, et un quatrième avec procuration de Mohamed Raouraoua, sont loin du compte. (* Issaba désigne les oligarques qui ont pillé le pays et dont certains se trouvent actuellement en prison.)

Ils se sont vite rendus compte que les deux hommes ne pouvaient rivaliser dans la même catégorie, tellement la différence est abyssale, malgré tous les coups tordus, la campagne haineuse et déstabilisatrice, menée par les relais de l’ancien dirigeant. D’ailleurs, depuis qu’il a été interdit de se présenter à un quatrième mandat par la Issaba qui l’a placé, en 2001, l’ex-gestionnaire Raouraoua n’a jamais brillé par son expertise, ni son apport au football algérien à travers des propositions d’aide à la décision ou au minimum appelé à la fraternité et la solidarité de la famille du football. Tapi dans l’ombre, entre Alger, Paris et Ryad, l’ex-gestionnaire) a passé le plus grand de son temps à échafauder les complots contre la FAF et Zetchi. Chef de file du résidu de la meute issabiste, il a livré et perdu sa dernière bataille, celle du bilan financier et comptable de 2020. A ce jeu, la comparaison est ahurissante puisque ceux qui ont matraqué l’opinion de chiffres et de pseudo-analyses à l’emporte-pièce, ont vite oublié que Raouraoua avait fait faire l’étude du siège de la FAF, sur un financement de la FIFA (projet Goal), par un bureau d’études étranger et construit la bâtisse par une société étrangère. L’argent de la FIFA n’a, donc, pas profité aux entreprises algériennes pour un simple bâtiment qui, au passage, n’est pas aux normes de sécurité exigées par la réglementation.

Aux calculettes les dyscalculiques

De même que pour le 1 million de dollars pour l’étude du fameux hôtel réalisé par un bureau d’études également étranger. Mais cela, personne n’en parle. En matière de finances, ses soumis sans calculette ont continuellement clamé qu’il avait laissé les caisses bien pleines. Au jeu des comparaisons, en 2017 la trésorerie de la FAF affichait 1,24 milliard de dinars, alors que celle de 2021 culmine à 1,56 milliard de dinars. L’actif courant, en 2017, était de 1 436 435 457 DA, alors qu’il est passé à 5 296 737 385 DA, en 2021, soit plus de 3 fois et demi ! Quant à l’actif non-courant, il n’a baissé que de 740 MDA, entre 2017 et 2021, alors que les charges ont augmenté passant de – 1 316 354 666 DA à – 2 097 685 833 DA, soit plus de 781 MDA qui s’expliquent logiquement par le niveau de dépenses atteint par la FAF qui a changé complètement de dimension, que ce soit dans son fonctionnement, par rapport à la sélection championne d’Afrique, toutes les autres sélections, la DTN, et toutes les autres structures (Académies de Khemis Miliana et Sidi Bel-Abbès), les chantiers de Tlemcen, des deux bâtiments du siège de Dely Ibrahim, la Résidence des Verts au CTN Sidi Moussa et son nouveau terrain T3 transformé en herbe naturelle. Ajouter à cela, le niveau des salaires qui a augmenté naturellement pour les différents staffs, dont celui de la sélection A qui prend une bonne partie du budget. En vérité, il y a entre les deux hommes, une différence de nature et non de degré. Zetchi Kheïreddine a placé la barre trop haut. A son successeur, Charaf-Eddine Amara d’en faire de même. C’est tout le mal que la famille du football lui souhaite.

– LAFORDASSE

 

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