Portraits

Le reinventeur du «El Ghoraf»

ASSAD SALAH

Gaucher naturel, Assad Salah que sa soit balle au pied ou en plein course reste irrésistible. Sur le flanc gauche  ses débordements et coup de reins font des dégâts dans les défenses adverses. Salah est doué d’une frappe phenomenal, un jeu de tète magistral et une discipline de jeu précise. 

Sans la malchance- deux blessures consécutives au genou- qui le stoppe alors qu’il entame une prometteuse carrière professionnelle. Salah dit ‘Rougé » (le rouquin) aurait réalisé un meilleur parcours. Il est de la génération issue de la réforme sportive (1978)  et qui forme la dream team. Celle qui enchante durant une décennie le continent africain et offre à l’Algérie deux qualifications au Mondial de 1982 ET 1986 .Il fait ses classes à Chéraga en cadet, il signe au Read Club Kouba, couvé par Touta , un ancien gardien de but. A17 ans, il figure au sein de l’équipe fanion. Deux années plus tard, il entre de plein pied dans la compétition internationale. En inscrivant deux buts contre la jeunesse de Kabylie, il offre le premier titre national à son club en 1981. Au Mondial espagnol, il fait sensation sur le flanc gauche, notamment lors de la victoire historique contre la RFA ( 2-1) à Gijon. Plusieurs formations européennes lui font les yeux de Chimène, il opte pour le FC Mulhouse. Par ce choix, il met la réforme sportive en contradiction, avec ses textes qui interdisent les départs à l’étranger avant l’âge de vingt-huit ans .Après un transfert au Paris Saint-Germain où il côtoie son coéquipier chez les verts, Dahleb Mustapha, il retourne à Mulhouse, touché psychologiquement par une deuxième blessure au genou. Courageux,  il surprend bon nombre de spécialiste de la médecine sportive qui mettent en doute ses capacités physiques à reprendre la compétition de haut niveau. Il a la reprends et prends sa place avec les Verts pour disputé le Mondial de 1986 au Mexique. Au retour, il met un trait sur le professionnalisme et joue pour le plaisir au Raed de Kouba qu’il fait accéder en nationale une après trois années de galère en division deux. Il laisse au football mondial une de ses transformations         « le ghoraf ». Un geste technique en forme de râteau qui donne le tournis au défenseur. A son plus jeune âge Salah c’est inspiré de « l’élastico » du grand Rivelino le brésilien qui le maitrisait à merveille. Comme quoi le football est universel avec deux cracks ( Assad et Rivelino )  les gauchers naturels.

Sidou B

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