Analyses

 Nouveau bras de fer MJS-FAF

Encore une promesse de campagne du candidat, Charaf-Eddine Amara, qui vole en éclats ! Inscrit en cinquième position du programme présenté en onze points, « la Promotion et renforcement des relations institutionnelles » avec comme principal point : « la concertation (…) et le renforcement de la collaboration avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports», a pris un sacré coup cette semaine. Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), qui avait affirmé à maintes reprises vouloir apaiser les relations avec la tutelle, comme pour écrire une nouvelle page après l’épisode Zetchi-Khaldi, se dirige tête baissée vers un nouveau bras de fer avec sa tutelle. En ligne de mire, encore et toujours, l’amendement des statuts, le respect des dispositions réglementaires, c’est la note méthodique du MJS.

Tout comme à l’époque de Kheïreddine Zetchi, ni la Fédération algérienne de football, ni ses démembrements (Ligue nationale, régionale ou de wilaya) ne peuvent tenir d’Assemblée générale extraordinaire avec l’amendement des statuts inscrit à l’ordre du jour, sans le feu vert des autorités. Une autorisation matérialisée par un arrêté d’approbation du MJS, validant la mouture présentée. Si celle concernant la mise en conformité des statuts de la FAF avec ceux de la FIFA, après contrôle des juristes du 1er-Mai, a reçu l’aval de la tutelle. Les statuts de la Ligue de football professionnel (LFP), de la Ligue nationale de football amateur (LNFA) et de la Ligue inter-région de football (LIRF) n’ont pas encore été validés par le MJS, tout comme d’ailleurs les dernières retouches apportées aux amendements des statuts de la FAF, tout récemment, après leur validation par la tutelle et la FIFA.

L’annonce par le dernier Bureau Fédéral du chronogramme des Assemblées générales, ordinaire, extraordinaire et élective (changement du système de compétition, LFP, LNFA et LIRF), est, au bas mot, un manque de maîtrise des rouages et mécanismes, ou plus grave encore une volonté délibérée de passer en force. Une tentative à laquelle le département de Abderrezak Sebgag a coupé court avec un courrier corsé, où il rappelle la marche à suivre en matière de programmation des Assemblées pour l’amendement des statuts, notamment l’impossibilité de tenir des Assemblées pour valider des statuts non visés par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Une obligation qui aurait dû amener la FAF à faire dans la retenue avant de rendre public les dates.

Selon un responsable fédéral contacté par Botola : « Nous sommes tenus de saisir le MJS et lui notifier les points que nous souhaitons modifier pour validation. » Une obligation qui a été zappée à Dely Ibrahim, avant la missive du MJS.

– NAZIM BESSOL

 

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