Lois du jeux

Outayeb Farid « Je veux transmettre mon savoir-faire dans mon pays »

Diplômé supérieur (3ème degrés) à l’ISTS de Dely-Ibrahim, Outayeb Farid a travaillé avec toutes les catégories d’âge de football (Benjamin à Seniors). Durant sa riche carrière de 25 ans, ce conseiller en sport a sillonné le pays et à l’étranger (Turquie, Egypte et Soudan). A 49 ans, Farid rentre au pays avec de la compétence et des projets. Il se confié en exclusivité à Pitchakfoot.com sur la reprise du championnat d’Algérie durant cette période du covid-19.

 Vous avez refusé l’offre de l’équipe de Bordj Bou Arreridj, pour quelle raison ?

Oui, j’ai été contacté par le CA Bordj Bou Arredirdj (Ligue 2 centre Est) en début de saison mais on n’a pas trouvé un terrain d’entente car le CABBA est un club interdit de recrutement des joueurs suite à des dettes souveraines à la ligue nationale de football (LFP).De mon côté, j’ai demandé de faire un bon recrutement des joueurs (U2) qui pouvaient jouer en équipe senior. Et aussi recruté des joueurs juniors (U19) pour jouer en équipe réserve. Je voulais faire un équilibre entre les catégories.

Avez-vous d’autres propositions ?

Pour l’instant, y a juste des échos de la part des clubs Mais rien d’officiel à cause des problèmes financiers des clubs algériens.

En Algérie un entraineur ne termine pas la saison, c’est frustrant ?

C’est vrai, c’est frustrant. Les supporters sont exigeants. La passion dépasse la raison. La pression est énorme et le résultat et le baromètre de la longévité du coach sur le banc de touche. La stabilité est le fruit de la réussite dans un club. Je ne connais pas une équipe championne d’Algérie en changeants 3 ou 4 entraineurs durant la saison. Je pense qu’il faut revoir le contrat d’entraineur sur le fond. L’instance du football Algérien devrait se pencher sur ce problème qui fait du mal à notre football.    

Vous avez entrainé dans de grands clubs à l’étranger (Egypte, Turquie), parlez-nous un peu de cette expérience ?

 J’ai travaillé comme conseiller sportifs en Turquie à là académie professionnel Turquie Et aussi directeur sportifs dans le club Zamalek en Égypte. J’étais l’ l’entraineur du club Samouha (Égypte). Enfin, j’ai été l’adjoint de l’entraîneur Joe Alves au Soudan. J’ai appris le vrai travail professionnel dans ces clubs huppés. Ils ont les moyens nécessaires qui mettent à la disposition des joueurs et aux différents staffs techniques de toutes les catégories d’âges afin de leur permettre de réussir rapidement et efficacement.

Ensuite je suis rentré en Algérie et j’ai pris en main l’équipe première de l’ASkhroub. (Ligue 2) ou j’ai passé une belle saison. Je veux transmettre mon savoir-faire dans mon pays l’Algérie.

Que pensez-vous de la performance de l’équipe nationale (33 matches) sans défaites ?

L’entraîneur de l’équipe nationale Djamel Belmadi a donné une nouvelle version du football à l’Algérie. Il a fait un changement total à l’équipe A. On voit aussi l’amour des couleurs qu’il porte à l’Algérie. Belmadi est un vrai patriote.

Quel est votre objectif ?

J’espère trouver une équipe qui me fasse confiance et me donnait les moyens de travail sur un projet sportifs qui aboutira au moyens et long terme. Chaque entraineur qui veut percer dans son métier se doit de donner à ces nouveaux joueurs une nouvelle version du football moderne. La réussite dans le football se résume à un détail et la bonne gestion humaine du groupe.

 Avant de conclure,je tiens à remercier tous les gens qui mon aider durant toute ma carrière d’entraîneur soit ici en Algérie ou bien à l’étranger.

 

 Sidou Solbe

 

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